Mardi 27 octobre 2009

Je suis français… Peut-être, et alors !

 Je suis français de fait et par une vue de l’esprit. Je suis humain, je suis un homme, je suis grand, je suis petit, je suis… mais à quoi pense toutes ces personnes qui trouvent important de savoir ce qu’est être français !

 Débat lancé par un homme qui symbolise la trahison et l’ambition, est-ce cela être français 

 Bref, vous l’aurez compris, ce discours sur ce qu’est être « français », discours qui vient pour faire illusion et poser des problèmes là où il n’y en a pas, sinon pour ceux qui veulent établir et renforcer des frontières… Bon, nul n’est dupe, les enjeux sont politico-électorales. Mais d’autres idées suintent. Ce nationalisme qui se veut juste et justifié (et non discutable) a été le début de toutes les situations totalitaires ou tout au moins le début de périodes peu glorieuses.

 Être fière d’être d’une nation ou d’une autre est une absurdité totale. Si je suis un salaud français, suis-je meilleur qu’un salaud étranger ? Nous n’avons pas à être fier d’appartenir à un pays. Vouloir se parer de valeurs collectives pour individuellement être son contraire ! Mais il faudrait aussi définir ce qu’est être fier… Être fière est une attitude qui ne doit être qu’une façon de lever la tête et de regarder l’autre droit dans les yeux. Je pense qu’au final, il est bon de lâcher cette fierté pour ne garder qu’un regard franc et moins condescendant. La fierté est bonne pour ceux dont les droits sont bafoués, pour ceux qui subissent racismes, rejets, persécution, alors oui, la fierté peu être un outil psychologique indispensable de survit et de dignité. Mais la fierté peu devenir malsaine et obscène quand elle devient une attitude discriminante et sectaire.

 Que cache ce débat nationaliste (sinon des aspects politiques qui ne m’intéressent guère en tant que tel) ? À mon avis, c’est le réflexe de l’huître. Toute agression nous mène à fermer la coquille pour se protéger. Il semble donc logique que, en temps de crise, tel des huîtres, nous cherchions à nous fermer dans l’illusoire espoir d’être protégé… En soi, une réaction bien courageuse, non ?

 Méfions-nous donc de ces élans dit « patriotiques ». Nous créons des frontières, des groupes, des groupuscules, des clans, des familles, des communautés, des fraternités, des parties,… On s’enferme comme pour se rassurer, se sentir plus fort et agir en groupe que se soit pour construire ou détruire, peu importe. La frontière n’est qu’une vue de l’esprit, une ligne arbitraire que nous installons et qui varie selon les critères que nous acceptons. Sur un plan pratique, je comprends cette dissection. Elle facilite le travail et la discussion. Mais sur un plan idéologique, je suis dépassé ! Ces frontières deviennent prétextes aux guerres de clocher, de religions, aux guerres chirurgicales, saintes ou moralisatrices. Cela me rappelle l’histoire du trou du cul qui voulait devenir chef mais que je ne raconterai pas maintenant… Ce que je veux dire, est que l’on peu toujours séparer les choses pour les mettre en opposition ou simplement les distinguer mais alors il ne faut pas s’étonner d’arriver à des aberrations.

 Le vrai problème est qu’avec de telles préoccupations je n’ai pas la sensation qu’on propose une attitude qui réponde à un développement positif d’une société internationale. Face à une situation périlleuse, la crispation est la dernière des réactions à adopter. La souplesse et, je pense, l’ouverture, sont des attitudes sûrement plus adaptées. De plus, imaginez que vous vous trouviez devant une agression quelconque, allez, disons un bus qui vous fonce dessus, pensez-vous qu’il soit bon à ce moment précis de vous poser la question « qui suis-je, où vais-je ?... ». C’est pourtant ce qu’on nous propose actuellement. Enfin, pour être plus précis, avant même de savoir qui vous êtes, on vous demande de savoir ce qu’est être « français » !

Pour conclure ce billet, je dirais que la question personnelle sur son identité peut être saine, mais qu’une démarche collective sur une identité globale est vouée à l’échec dans le meilleur des cas et dans le pire, à une situation politique bien dangereuse ! Imaginez qu’une définition du « bon français » soit figée et mise sur papier, le risque de déviation vers des systèmes autoritaires (un euphémisme)n’est pas très loin. Certaines notions doivent rester ce qu’elles sont, abstraites et aux contours vivants.

L’identité n’est pas une construction décomposable qui s’inscrirait dans un tableau Excel.

Pour faire une boucle avec mon article précédent (si,si) et pour conclure, nommer une chose n’est pas la posséder, la saisir et ni la comprendre. Souvent, quand une personne nomme, elle pense faire la preuve d’un savoir, d’une possession, alors qu’elle n’exhibe qu’une coque vide et virtuelle qui, en soi, est loin de l’objet nommé. Ce dernier, comme toute chose, n’a que les frontières que l’on veut bien lui donner… La culture, l’identité, le caractère, (…) ne sont que des vents que certains cherchent à les mettre en cage ! Bon courage… Ne « Baissons » pas les bras, ni le pantalon devant un nationalisme ostentatoire et pénétrant !

 

Par L'effetlent - Publié dans : textes - Communauté : l'assommoir de l'art
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Lundi 21 septembre 2009

Vous avez sûrement fait, vous aussi, des photos de vacances.

À part les visionner une ou deux fois l’an, qu’en faire. Vous n’avez pas shooté des paysages bucoliques ou des monuments incontournables pour remplir placards ou cartes USB ! Je vous propose de jouer avec !

Le principe est des plus simple, un jeu d’enfant.

Repérez sur l’ensemble des photos les éléments les plus symboliques du lieu de vos vacances.

Choisissez les clichés les plus adaptés et détourez vos « acteurs ».  Chaque élément prélevé deviendra une pièce de votre puzzle !

Pour ceux qui ne maîtrise rien à l’informatique, photocopiez !

Sélectionnez une photo de vos vacances qui vous servira de base et deviendra en lui-même un support pour vos compositions. Déclinez ainsi autant de fois et sur autant de supports que vous le souhaitez vos compositions !

Vous sauverez ainsi vos photos d’un stockage massif et déprimant. Vous réaliserez alors de véritables œuvres d’art dignes des plus grands musées contemporains… ou pas.

Envoyez moi vos productions !

En attendant voici un exemple :
Les sélections


les compositions !





Par L'effetlent - Publié dans : visuels - Communauté : blog artiste
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Jeudi 17 septembre 2009

Les vacances sont volatiles mais les photos restent !

Voici une série de clichés où j’ai pu jouer au photographe animalier. Heureusement pour moi, l’animal était apprivoisé !

Pas de recherche effrénée en nature, ni de position d’attente inconfortable à tenir des heures…

Pour une fois, sans envolé, voici quelques piafs carnassiers… 

      

Par L'effetlent - Publié dans : visuels
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Lundi 13 juillet 2009

Hier, la culture contemporaine et la plage ont fait bon ménage. Après avoir savouré un plateau d’huîtres à Cancale et avant de prendre un bain de mer, direction Dinard, où sont exposées quelques œuvres de la collection Pinault. 

J’ai plutôt apprécié même, si pour autant, je n’ai pas eu le sentiment d’être face à des oeuvres majeures. Et c’est peut-être aussi ce que j’ai apprécié… Devant à un monument de l’histoire de l’Art, comme un paysage qui vous tétanise d’émotion, difficile d’être motivé faire son propre chemin. Après une telle expo, c’est tout le contraire, vous êtes face à des œuvres, que l’on comprend ou non, mais qui sont, à mon avis abordables. Il y a toujours une incompréhension possible et un regard interloqué face à certaines réalisations et c’est bien ainsi. Ce qui me faisait le plus sourire, n’était pas ceux qui semblaient dépassés par ce qu’ils regardaient, car la réaction est naturelle et malgré tout, très compréhensible, voir saine parfois, mais plutôt celle de ceux qui tentais d’expliquer par A plus B pourquoi c’était intéressant. Ils devenaient en soi des œuvres d’art contemporaines… Imaginez, vous vous retrouvez face à une œuvre d’un japonais et le discours était : « vous voyez, vous avez le Yin d’un côté, et le Yang de l’autre… » Sincèrement, moi je voyais un Pokémon ! Certes, un côté yin et un côté yang est visible, il doit se retrouver fréquemment  dans des œuvres japonaises marquées par une civilisation chinoise et taoïste… Non, ce qui semble le plus important à leurs yeux, est d’avoir une signification saisissable du travail de l’artiste. Saisir ! Sans le verbe, pas d’œuvre. Il est vrai que le mot est très important dans toute interprétation, regardez comme le titre d’un travail peu influencer le regard qu'on lui porte. Pourtant, même si le fait de verbaliser est « amusant », il n’en reste pas moins très limité. Le plus flagrant en général, est de voir à quel point l’explication importe moins que l’attention qui se doit d'être capter. Tout tient là-dessus, comme l’œuvre. L’art de s’écouter parler comme un écho rassurant signifiant, "tu as compris, l’œuvre t’appartient en partie et son génie éventuelle aussi" !  

Je n’avais pas le droit de faire de photos, et oui, l’art est aussi un business, et c’est dommage car il y avait une scène que j’aurais voulu figer : un groupe de personnes parlant art contemporain, incompréhension populaire de cet art, et implicitement, élitisme de ceux qui comprennent, juste à côté d’une œuvre présentant une suite de personnages masqués pour un premier avril… Personnellement, je trouvais que l’image était belle ! Qui portait le masque ?

Mis à part le fait qu’une œuvre est perçue avant tout par un ressenti avant d’être traduit par un concept s’inscrivant dans les livres d’Histoire, chercher à tout prix des messages propres et bien pensants ou bien subversifs me semble souvent en contradiction avec la force inconsciente qui guide, en général, le travail d’un artiste. Nous tombons encore dans le classement par genre et par pensées, à l’instar d’un supermarché avec des têtes de gondoles et des promos !

Pinault, symbole d’une puissance économique et d’une réussite internationale amène de manière intéressante un public plus large à visiter cette exposition. Il attire, par je ne sais quel phénomène d’identification des personnes qui ne seraient pas venues sans son implication. (D'où un titre "Qui a peur des artistes ?" s'adressant plus aux néophites et aux réfractaires). Il me semble que ces regards peuvent rafraîchir les discours sur l’art, par ce que l’art c’est aussi de la « merde » et aussi du dégoût ! Autour d’un objet, tous les discours peuvent être entendus et tenus, il n’y en a pas un plus vrai que l’autre et c’est bien là l’intérêt, cette infinitude des regards pour aborder ce qui nous entoure. À la question, qu’est-ce qui sépare l’œuvre d’un artiste qui réussi et est reconnu d’un artiste inconnu ? 150 000 euros ! (au moins…).

 Sur ce, bonne balade !

 Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur l’expo, voici un reportage de France 3.

 


 

 

 

Par L'effetlent - Publié dans : réflexions - Communauté : blog artiste
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Vendredi 26 juin 2009

Cueillir des cerises sous le soleil peut vite être un calvaire sans nom. Pour beaucoup ce ne serait que cela… Pas pour moi ! ( Le calvaire, c’est de les dénoyauter)

Il s’agit au contraire d’une débauche de luxe. N’avez-vous jamais vu ces natures mortes (XVII ou XVIII s) où les fruits ressemblent à des pierres précieuses, où les raisins reflètent une pièce entière tout en offrant une transparence qui confine à la magie. La cerise et la fraise, au naturel, semblent toujours chargées de ce message que j’ai du mal à définir.

Perché sur mon échelle, j’ai une vraie sensation de plaisir à voir cet arbre chargé de ses fruits. Quand on y réfléchit, ce doit être une des plus veille sensation de l’humanité. Les chasseurs-cueilleurs que nous avons été nous ont probablement gardé ce sentiment « esthétique » face à ce spectacle rassurant. La couleur rouge des fruits accentue cette émotion. Le rouge peu être synonyme de danger (voir ma balade d’automne et ses champignons) aussi bien que de gourmandise. Les deux ne sont-t-il pas souvent associé. Eve en a fait les frais paraît-il…

Revenons à nos cerises, j’ai le luxe de les cueillir dans mon jardin après un mois de rendement en fraises. Je prends conscience à l’instant que les seuls légumes que j’ai plantés encore des fruits rouges, des tomates ! Je pourrai citer ces groseilles qui ont orné le fond jardin.

Je pense que si l’on s’attarde sur ce qui ressemble à des détails, on peut vite découvrir des chemins cachés qui, en fin de compte, n’ont rien de détails. Cette notion de valeur quant aux actions nous est propre. Certes, certaines rapportent de l’argent, d’autres sauvent des vies ou en tues, mais que voyons nous réellement de la portée de nos gestes et de leurs origines.

Nous pouvons être en décalage entre ce qui constitue une base vitale pour nous-même et les autres, et ce à quoi nous attachons tant d’importance au quotidien. Ces derniers sont souvent générateurs de stress… Je suis bien souvent dans ce cas et je me tape régulièrement sur les doigts pour lâcher cette mauvaise habitude.

Je suis donc avec mes cerises et ces instants de cueillette ; je ne me vois nulle part ailleurs. Il n’y a pas un royaume pas un trésor qui pourrait me faire envie, je n’imagine sincèrement pas ce que je pourrai avoir de plus. D’où cette sensation de luxe évoquée au début de ce texte. Je laisse courir ceux qui souhaitent en avoir toujours plus, sachant qu’eux-mêmes ne savent pas vraiment après quoi ils courent et, que cela ressemble beaucoup plus à une fuite…

Tout cela pour des cerises… Bah, et encore je me retiens ! Candide (et donc Voltaire) concluait : « Il faut cultiver notre jardin ». Soit vous prenez cette réflexion au pied de la lettre et, dans ce cas, ne vous privez pas de bêcher, soit vous extrapolez un peu pour cultiver chaque instant comme un fruit précieux qui regorge de tout ce dont vous avez besoin. Sur ce, je vais faire mes confitures !

 

Je partage mes cerises en photo avec vous après les avoir partagées les vrais avec les oiseaux.

      

Par L'effetlent - Publié dans : réflexions - Communauté : l'assommoir de l'art
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