Lundi 13 juillet 2009

Hier, la culture contemporaine et la plage ont fait bon ménage. Après avoir savouré un plateau d’huîtres à Cancale et avant de prendre un bain de mer, direction Dinard, où sont exposées quelques œuvres de la collection Pinault. 

J’ai plutôt apprécié même, si pour autant, je n’ai pas eu le sentiment d’être face à des oeuvres majeures. Et c’est peut-être aussi ce que j’ai apprécié… Devant à un monument de l’histoire de l’Art, comme un paysage qui vous tétanise d’émotion, difficile d’être motivé faire son propre chemin. Après une telle expo, c’est tout le contraire, vous êtes face à des œuvres, que l’on comprend ou non, mais qui sont, à mon avis abordables. Il y a toujours une incompréhension possible et un regard interloqué face à certaines réalisations et c’est bien ainsi. Ce qui me faisait le plus sourire, n’était pas ceux qui semblaient dépassés par ce qu’ils regardaient, car la réaction est naturelle et malgré tout, très compréhensible, voir saine parfois, mais plutôt celle de ceux qui tentais d’expliquer par A plus B pourquoi c’était intéressant. Ils devenaient en soi des œuvres d’art contemporaines… Imaginez, vous vous retrouvez face à une œuvre d’un japonais et le discours était : « vous voyez, vous avez le Yin d’un côté, et le Yang de l’autre… » Sincèrement, moi je voyais un Pokémon ! Certes, un côté yin et un côté yang est visible, il doit se retrouver fréquemment  dans des œuvres japonaises marquées par une civilisation chinoise et taoïste… Non, ce qui semble le plus important à leurs yeux, est d’avoir une signification saisissable du travail de l’artiste. Saisir ! Sans le verbe, pas d’œuvre. Il est vrai que le mot est très important dans toute interprétation, regardez comme le titre d’un travail peu influencer le regard qu'on lui porte. Pourtant, même si le fait de verbaliser est « amusant », il n’en reste pas moins très limité. Le plus flagrant en général, est de voir à quel point l’explication importe moins que l’attention qui se doit d'être capter. Tout tient là-dessus, comme l’œuvre. L’art de s’écouter parler comme un écho rassurant signifiant, "tu as compris, l’œuvre t’appartient en partie et son génie éventuelle aussi" !  

Je n’avais pas le droit de faire de photos, et oui, l’art est aussi un business, et c’est dommage car il y avait une scène que j’aurais voulu figer : un groupe de personnes parlant art contemporain, incompréhension populaire de cet art, et implicitement, élitisme de ceux qui comprennent, juste à côté d’une œuvre présentant une suite de personnages masqués pour un premier avril… Personnellement, je trouvais que l’image était belle ! Qui portait le masque ?

Mis à part le fait qu’une œuvre est perçue avant tout par un ressenti avant d’être traduit par un concept s’inscrivant dans les livres d’Histoire, chercher à tout prix des messages propres et bien pensants ou bien subversifs me semble souvent en contradiction avec la force inconsciente qui guide, en général, le travail d’un artiste. Nous tombons encore dans le classement par genre et par pensées, à l’instar d’un supermarché avec des têtes de gondoles et des promos !

Pinault, symbole d’une puissance économique et d’une réussite internationale amène de manière intéressante un public plus large à visiter cette exposition. Il attire, par je ne sais quel phénomène d’identification des personnes qui ne seraient pas venues sans son implication. (D'où un titre "Qui a peur des artistes ?" s'adressant plus aux néophites et aux réfractaires). Il me semble que ces regards peuvent rafraîchir les discours sur l’art, par ce que l’art c’est aussi de la « merde » et aussi du dégoût ! Autour d’un objet, tous les discours peuvent être entendus et tenus, il n’y en a pas un plus vrai que l’autre et c’est bien là l’intérêt, cette infinitude des regards pour aborder ce qui nous entoure. À la question, qu’est-ce qui sépare l’œuvre d’un artiste qui réussi et est reconnu d’un artiste inconnu ? 150 000 euros ! (au moins…).

 Sur ce, bonne balade !

 Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur l’expo, voici un reportage de France 3.

 


 

 

 

Par L'effetlent - Publié dans : réflexions - Communauté : blog artiste
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Vendredi 26 juin 2009

Cueillir des cerises sous le soleil peut vite être un calvaire sans nom. Pour beaucoup ce ne serait que cela… Pas pour moi ! ( Le calvaire, c’est de les dénoyauter)

Il s’agit au contraire d’une débauche de luxe. N’avez-vous jamais vu ces natures mortes (XVII ou XVIII s) où les fruits ressemblent à des pierres précieuses, où les raisins reflètent une pièce entière tout en offrant une transparence qui confine à la magie. La cerise et la fraise, au naturel, semblent toujours chargées de ce message que j’ai du mal à définir.

Perché sur mon échelle, j’ai une vraie sensation de plaisir à voir cet arbre chargé de ses fruits. Quand on y réfléchit, ce doit être une des plus veille sensation de l’humanité. Les chasseurs-cueilleurs que nous avons été nous ont probablement gardé ce sentiment « esthétique » face à ce spectacle rassurant. La couleur rouge des fruits accentue cette émotion. Le rouge peu être synonyme de danger (voir ma balade d’automne et ses champignons) aussi bien que de gourmandise. Les deux ne sont-t-il pas souvent associé. Eve en a fait les frais paraît-il…

Revenons à nos cerises, j’ai le luxe de les cueillir dans mon jardin après un mois de rendement en fraises. Je prends conscience à l’instant que les seuls légumes que j’ai plantés encore des fruits rouges, des tomates ! Je pourrai citer ces groseilles qui ont orné le fond jardin.

Je pense que si l’on s’attarde sur ce qui ressemble à des détails, on peut vite découvrir des chemins cachés qui, en fin de compte, n’ont rien de détails. Cette notion de valeur quant aux actions nous est propre. Certes, certaines rapportent de l’argent, d’autres sauvent des vies ou en tues, mais que voyons nous réellement de la portée de nos gestes et de leurs origines.

Nous pouvons être en décalage entre ce qui constitue une base vitale pour nous-même et les autres, et ce à quoi nous attachons tant d’importance au quotidien. Ces derniers sont souvent générateurs de stress… Je suis bien souvent dans ce cas et je me tape régulièrement sur les doigts pour lâcher cette mauvaise habitude.

Je suis donc avec mes cerises et ces instants de cueillette ; je ne me vois nulle part ailleurs. Il n’y a pas un royaume pas un trésor qui pourrait me faire envie, je n’imagine sincèrement pas ce que je pourrai avoir de plus. D’où cette sensation de luxe évoquée au début de ce texte. Je laisse courir ceux qui souhaitent en avoir toujours plus, sachant qu’eux-mêmes ne savent pas vraiment après quoi ils courent et, que cela ressemble beaucoup plus à une fuite…

Tout cela pour des cerises… Bah, et encore je me retiens ! Candide (et donc Voltaire) concluait : « Il faut cultiver notre jardin ». Soit vous prenez cette réflexion au pied de la lettre et, dans ce cas, ne vous privez pas de bêcher, soit vous extrapolez un peu pour cultiver chaque instant comme un fruit précieux qui regorge de tout ce dont vous avez besoin. Sur ce, je vais faire mes confitures !

 

Je partage mes cerises en photo avec vous après les avoir partagées les vrais avec les oiseaux.

      

Par L'effetlent - Publié dans : réflexions - Communauté : l'assommoir de l'art
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Mardi 23 juin 2009

Après avoir entendu une partie du discours de Sarkozy, je ne peux m’empêcher d’y répondre à ma façon. Une fois n’est pas coutume…

Par où commencer ? Peut-être par ce qui tient lieu d’évidence. Sarkozy a tenu sa promesse, celle qui concerne l’augmentation du pouvoir d’achat, son pouvoir d’achat. Effectivement, souvenez-vous que l’une de ses premières actions, quelques mois seulement après son élection, a été d’augmenter ses revenus. Pour les autres, il y a encore beaucoup de travail à faire… il montre l’exemple.

Dans ce cas comme dans bien d’autres, ce qui est le plus troublant, est l’aveuglement de son électorat. Certes, Sarkozy a baissé dans les sondages mais ce dernier sait que les électeurs ont la mémoire courte et l’opinion volage… J’ai même été dérangé, à l’époque, de voir à quelle vitesse la presse comme son électorat a pu se retourner contre lui. Depuis, de l’eau est passée sous les ponts.

Nous pouvons constater, discours filmé à l’appui, qu’il dit une chose, et en fait une autre.

Des exemples de contradictions entre son discours et ses actes, nous pouvons en relever des tonnes. Mais Sarkozy, et on ne peut que le reconnaître, est très fort en termes de stratégie politicienne et pour manipuler l’opinion. C’est un vrai dirigeant populiste. Et là exactement, réside le danger. Qui croit réellement qu’il fasse passer le bien de la France avant ses propres intérêts, qui imagine qu’une abnégation guide ses pas, qui encore, oserait dire qu’il n’est pas obnubilé  par le pouvoir et le besoin de se mettre en avant. Il révèle une faille psychologique que même un apprenti psychologue pourrait définir, de quoi séparer deux continents… Il est dans la même veine politico sociale que Berlusconi et, connaît, en moins puissant, un même processus d’adhésion incompréhensible.

Le déclencheur de ce billet d’humeur est son dernier discours. Autant dire que ce qui me sidère est qu’il y ait encore des personnes à croire en ses bonnes intentions. Sarkozy nage dans le bonheur. La crise, il l’a dit directement ou indirectement à plusieurs reprises, est pour lui du pain béni. Il ne pouvait rêver mieux, sinon une guerre peut-être (G. W Bush en avait tiré son parti). Il peut ainsi renforcer son pouvoir et son influence en le justifiant par une situation exceptionnelle. Ce qui est « amusant », c’est qu’il avoue aujourd’hui s’être mépris sur les valeurs politiques auxquelles il adhérait et pour lesquelles il a été élu. Il trouve néanmoins le moyen de mettre tout le monde dans le même panier. Il généralise ses erreurs pour ne pas à avoir à les assumer. Il oublie que des courants alternatifs ont, depuis toujours, proposés d’abandonner le système économique libéral qui est le sien. Personnellement, combien de fois ai-je pu entendre l’écueil suivant « le système actuel (le capitalisme) est le meilleur, la preuve en est, il domine et guide l’humanité (…). De toute façon, il n’y en a pas d’autre ! ». A croire que l’homme avait atteint le summum de son évolution et les limites de son imagination. 

Mais non seulement cette débandade ne le démonte pas mais aujourd’hui, Sarkozy appelle à une révolution des pensées ! Il estime donc avoir la bonne parole et devoir la transmettre tel un messie… Mais rassurez vous, vous ne devrez pas vous faire lobotomiser afin de vous formatez à son modèle unique. Il faut traduire cela par d’autres changements lui apportant encore plus de pouvoir et encore plus de main mise sur notre société. Quel besoin aura-t-il d’avoir notre adhésion totale quand les recours en opposition seront neutralisés (Vous remarquerez que le travail est déjà bien entamé, donc certes, mon mot arrive après la bataille).

Le changement de mentalité se fait qu’il le veuille ou non, mais pas forcément d’une manière qui le conforte dans sa position. Il prend donc ses devants. Si vous trouvez cette analyse paranoïaque, regardez ce qui c’est fait en deux ans de présidence. Vous verrez que les changements concrets ne concernent nullement, et loin de là, des améliorations des conditions de vie (sinon, encore une fois, la sienne et celle de ses « proches » aux poches déjà pleines). Tout ce qui a été réellement développé concerne des points qui renforcent son statut de président, qui protègent ses arrières et enfin qui préparent « son » futur. Que ceux qui ont des exemples contraires autres que des pis-aller (prime à la casse, 150 euro au ménage défavorisés,…) me donnent des exemples et des témoignages de ceux qui en ont profité. Aucun bouleversement pour ce qui est des aspects sociaux malgré des discours qui s’appuient toujours sur des notions d’égalité et de justice.

Dans ce dernier discours, il donne les grandes lignes de sa politique mais, comme tous les communicants le savent, ce qui est aussi important, sinon plus, que le fond, c’est la forme. Il s’est assuré une écoute dans un cadre prestigieux dans des conditions extraordinaires puisque historiques, ensuite, il n’avait plus qu’à mettre son talent de plaideur en avant.

La plupart de ceux qui adhèrent à son discours se laisse embarquer par son énergie et sa force de conviction indiscutable. La plupart, au même titre que Sarkozy, pensent à leurs propres intérêts. On adhère par sécurité. On veut être rassuré, caressé dans le sens du poil quitte à perdre un peu plus, à chaque fois, en liberté. On entend ce que l’on veut entendre. L’état n’est plus le garant d’une égalité, d’une fraternité ou d’une justice mais d’une force de sécurité, d’une protection imaginaire… Nous devrions faire la révolution dans nos pensées mais ce qui pousse à croire en Sarkozy sont les valeurs mêmes qui ont mis en faillite la société actuelle : protéger ses biens, conserver des pseudo valeurs, libérer l’économie… Le sens de la modernité et du progrès doit avoir une définition particulière pour eux. 

Cette schizophrénie est flagrante et pourtant, elle est acceptée !

Aujourd’hui, la droite Sarkozyste appelle à l’unité nationale, et place ainsi ceux qui n’adhèrent pas à leur vision du monde comme des irresponsables, des personnes qui seraient, en cas d’échec, les responsables idéaux… De même, il est plus que probable que l’emprunt évoqué par Sarkozy soit fait auprès des français ce qui, politiquement et tactiquement (socialement c’est beaucoup moins sûr), est très fort. S’il obtient le crédit suffisant, les français marquent une adhésion totale à sa politique et, il devient légitime pour mener sa guerre personnelle. S’il ne l’obtient pas, il se place en victime et trouve, par là, des coupables idéaux à l’échec (nous-même) de sa politique. Quoi qu’il en soit il rebondit et finira pas faire ce qu’il veut comme à chaque fois.

Je m’arrêterai là. Je ne suis pas politologue et je n’ai pas la prétention ni la volonté de l’être. Pourtant, ce mensonge soutenu collectivement a tendance à me déconcerter. Un aveuglement consenti tant  que son intérêt reste visible. De plus, je ne mets pas Sarkozy en balance avec un autre courrant politique. Le débat n’est pas là. Nous avons un président rongé par les ambitions et qui est prêt à tout pour marquer son histoire et celle de la France. Sincèrement, un peu de sagesse nous serait bien utile. Je rêve d’un président qui s’efface pour laisser place à l’efficacité et au vrai travail hors champs et sans maquillage… S’agiter et briller ne fait pas avancer. Hélas, il est probable que l’homme le plus à propos pour devenir un président digne de ce nom (qui reste à découvrir) ne soit, par définition, pas attiré par cette fonction car dénué d’ambitions personnelles…  

Par L'effetlent - Publié dans : réflexions
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Mercredi 3 juin 2009
Pour finir sur cette balade "romanesque", ce corps à corps, voici quelques clichés (dans tous les sens du terme...) du périple. Un ville d'art ? aucun doute ! Vous reconnaîtrez certaines oeuvres (croisées au Vatican) qui n'ont rien d'italien mais qui traitent également du corps...

image pieuse et charnelle...
 
un paysage, corps de Rome, si remarquable...

La peau craquelée des immeubles romains... une patine souvent copiée rarement égalée.

Empereur ou non, combien ont perdu leur NEZ.

après quelques clichés...

dont les plus inévitables...




après l'austérité...

un sourire !

le Minautore est un apollon !



Une ville d'eau et de reflets, qui dit culte du corps dit miroir... (c'est moi dans la boule de Dali !)


le corps rigide ou torturé.

corps de femmes ?

pouvait-on finir sur ce corps à corps sans en revenir aux origines ? :)
(toutes les photos et bien d'autres sont sur l'album "Rome")
 
Par L'effetlent - Publié dans : visuels - Communauté : blog artiste
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Lundi 1 juin 2009
Voici quelques autres images de Rome et ses alentours...

 
Par L'effetlent - Publié dans : visuels
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