"Ceci n'est pas un blog !"
Ceci est un espace vivant qui, je l'espère, apportera quelques moments de réflexions, de sourires ou pourquoi pas d'agacement !
Suite logique - mais non obligatoire - de l'exercice de dessin automatique, la mise en couleur... 2 versions, la première proposant les couleurs qui, de fait, se sont imposées et, en second lieu, une version qui s'en échappe.
Mais avant tout et entre parenthèse, le travail d'un auteur de bandes dessinées, qui a marqué mes lectures de jeune ado, est venu titiller mon esprit lors de ce jeu. Cette oeuvre, c'est "Philémon" de Fred... Pour tout dire, c'est une BD que j'ai rencontré, faute de mieux, à la bibliothèque municipale. "Faute de mieux" car le dessin, à la base, ne m'avait pas accroché plus que cela, et puis, je l'ai lu... À ce moment, tout à changé, le dessin a pris toute sa beauté et, je me suis laissé embarqué dans les aventures de Philémon, sans retenue.
Pourquoi cette parenthèse ? Peut-être pour l'univers ouvert offert par l'auteur et pour la liberté qu'il propose, et pour remercier, par la même occasion, tout ceux qui, discrètement, rendent l'art accessible à tous... Accessible de deux façons : en tant que spectateur dans un premier temps, mais aussi et surtout, en tant qu'acteur. L'art résulte de l'intention et de l'action plus que du résultat - laissons le résultat à ceux qui cherchent des preuves ou à faire des bénéfices - il nous reste donc à agir, et pour cela, il faut oser. Ces auteurs, en proposant des univers qui leur sont propre, et par une étonnante simplicité, nous donne l'illusion d'être plus abordable, de pouvoir les toucher du doigt... Ce n'est qu'en entamant le tavail que l'on prend conscience du long chemin à parcourir, et encore avec une vue limitée de virage en virage.
Cette apparente simplicité n'est pas évidente dans le travail de tous les artistes. Au contraire, certains nous en mettent plein la vue et crée un distance, volontaire ou non, qui découragerai plus d'un artiste en herbe.(j'entends déjà quelques uns soupirer : tant mieux !) Pourtant, on peut oublier que la technique n'est qu'un outil et non une fin en soi... Pour conclure, et pour schématiser ce que j'essaie maladroitement de dire, c'est, qu'un pas de danse où la technique ne se voit plus, est le summum même de la grâce, alors qu'un pas, où l'effort ainsi que les années de travail apparaissent, même si son auteur a du mérite, demande encore a être travaillé. Peut-être, est-ce un peu dans ce sens que certains artistes cherchent à retrouver la "spontatéïté" propre à l'enfance. Ce n'est pas de refaire ce que fait l'enfant, mais plutôt l'esprit dans lequel il le fait. Laissons parler nos techniques, nos connaissances (ne les nions pas, elles sont là !) mais sans même y penser, sans même avoir peur du regard de l'autre... Just do it (j'aurais pu dire "Yes you can":)
Bref, toute ces tirades pour justifier cet exercice de grande section maternel : colorie ton dessin !
Je reconnais que la simplicité peu ne cacher que de la simplicité, et dans ce cas, elle ne cache rien d'autre. Même les maladresses sont bien visibles, alors je travaille, je travaille...
(pour ceux qui ne connaisse pas Fred et Philémon : http://www.dargaud.com/front/auteurs/auteur.aspx?id=1022)