"Ceci n'est pas un blog !" Ceci est un espace vivant qui, je l'espère, apportera quelques moments de réflexions, de sourires ou pourquoi pas d'agacement !
Et oui, la fréquence des articles à (un peu) baissé… Voici un texte récupéré du passé, je ne serais être plus précis… Contrairement à d’autres que j’ai pu écrire, il est propre, sage, et même mon écriture était relativement lisible ! bon cela n’exclut pas les fautes d’orthographe, ceux qui me connaissent me pardonneront (je l’espère), je vous promets que je fais des efforts…
Je profite malgré tout de cet aparté pour présenter mes excuses auprès des puristes de la langue. Je sais qu’une faute peu hérisser le poil de certains. Si vraiment cette science linguistique est pour vous primordiale, arrêtez tout de suite de me lire, la faute arrivera inévitablement ! Pour les plus tolérants, je promets une certaine vigilance… (Hélas, le problème est ailleurs !).
Pourquoi ce petit texte ?
Il effleure tranquillement un thème dont je ne me lasse pas
Il fait écho au texte précédemment proposé (article du 19 septembre).
Il est court.
Et il y a certainement une tonne de bonnes autres raisons ou de mauvaises…
Point de vue
Percevoir, voir, recevoir sont des mécanismes qui n’ont absolument rien d’objectif. En permanence, nous construisons notre univers, privilégiant une info plutôt qu’une autre, ne pouvant en percevoir certaines faute de décodeur ou de sensibilité…
Nous sommes soumis à toute une armada d’idées reçues, de standards, d’habitudes, de fainéantise qui déforment les quelques informations que nous recevons. Ensuite, vient l’interprétation qui est sujette à l’humeur, la culture, le lieu, les partenaires…
Au final, il ne nous reste que peu de choses « objectives » pour construire l’univers d’un instant.
Possédons-nous tous des univers uniques. Existe-t-il un univers objectif, a-t-il un sens ? Sommes-nous porteur de vérités différentes ou, l’illusion submerge-t-elle une vérité unique et absolu ? La Vérité a-t-elle même un sens, sans un esprit pour la chercher ?
Au travers de nos différences, des ponts communs existent indéniablement, la communication serait impossible sans eux. Chacun cherche chez l’autre à établir, quitte à en inventer, des ponts communs où l’univers semble être perçu et décodé sur me même mode. Cela ne veut pas dire « en avoir une même opinion ». Pour en discuter, même en opposition, il faut des univers semblables. Cette vision nous rassure.
Pour en revenir à une « Vérité » et à sa « Perception », elle me semble impossible si l’on pense l’atteindre par les canaux habituels qui segmentent, parcellisent, fonctionnent aux contrastes. Nous avons tous nos points de vu, et par définition, nous regardons d’un point précis, dans une direction précise, on ne peut donc pas prétendre apporter de vérité absolu. La Vérité ne peut être vu dans le contraste puisque rien ne s’y oppose en tant que vérité. Peut-être n’est-elle qu’un fantasme, peut-être n’y a-t-il rien au-delà du contraste ?
Une phrase m’est un jour venu : Si le monde entier était vert, le vert n’existerait pas.
Ce n’est pas un paradoxe, pour moi, cela ne veut pas dire que le vert n’existe pas mais que par un regard « ordinaire », il n’apparaîtrait pas, puisque sans contraste. Le contraste crée le sens, anime l’esprit. Il nous faut cette confrontation pour que réagissent nos sens et notre interprétation. Le vert seul semble au-delà du sens, l’idée même de la couleur n’aurait pas de sens. L’Unique est-il sans sens, insaisissable ?
L’intellect est le siège même qui carbure au contraste, il vit de l’opposition, de la comparaison, du jugement. Il n’est vivant que dans la bascule d’une idée à l’autre, d’une idée contre l’autre, d’une couleur devant une autre couleur.
Du contraste, naît les désirs, les contrariétés, toute une foule de sentiments qui viendront teinter nos perceptions.
Donc, si l’Unique existe, il faudra le chercher d’une autre manière, et sûrement pas par l’extérieur (un travaille laissé au scientifique par exemple).
Pour découvrir ce qui nous entoure et nous-même, il nous faut écouter de l’intérieur !
L’intérieur est aussi profond, sinon plus que l’espace perçu qui nous entoure. Ou encore, les deux sont une seul et même chose. Mais, au lieu de concentrer sur quelque chose, et en fait, de l’idée qu’on en a, afin d’avoir un point de vue, il ne faut s’attacher à rien, et surtout pas à ce que nous propose l’intellect. Si réponse il y a, elle fera surface et s’imposera comme une évidence.
Post-Scriptum :
Il est évident que je m’arrête avant même d’apporter une quelconque réponse à mes questions… Vous me direz « comment reconnaître d’une évidence qui fait surface une vérité d’un gros doigt dans l’œil ? ». Logiquement, il n’y a pas moyen de le savoir par A+B. Je pense que le jour où cette Vérité (toujours selon l’option où elle existe) la question ne se posera plus. Patience !
Post-Scriptum du Post-Scriptum :
Je sais, j'abuse... Je ne sais pas m'arrêter. Je tenais juste à préciser un point. La différence entre comprendre une idée via l'intellect, et celle comprise par le corps dans son entier, elle est radical... Vous en avez sûrement fait l'expérience au sport par exemple. Entre la compréhension théorique et la vraie prise de conscience d'un geste, d'un mouvement, le fossé peu être énorme. Un fois saisi réellement, on se rend seulement compte que toutes nos compréhensions théoriques était loin, très loin de la vrai sensation devenu évidence. Plein d'exemples pourraient être trouvés, comme celui d'être parent, comparez vos idées d'avant une naissance à la réalité des sensations un fois les enfants dans les bras ! (spécial dédicace à Flo et nat). Des mots restent des mots, on glisse dessus s'ils n'atteignent pas un fond déjà sensibilisé ! Ils prennent vie si en lisant, nous y apportons quelque chose ; le lecteur et l'écrivain sont alors indissociable et les mots sont vivants.
Allez j'arrête !!!!......