Mardi 23 juin 2009

Après avoir entendu une partie du discours de Sarkozy, je ne peux m’empêcher d’y répondre à ma façon. Une fois n’est pas coutume…

Par où commencer ? Peut-être par ce qui tient lieu d’évidence. Sarkozy a tenu sa promesse, celle qui concerne l’augmentation du pouvoir d’achat, son pouvoir d’achat. Effectivement, souvenez-vous que l’une de ses premières actions, quelques mois seulement après son élection, a été d’augmenter ses revenus. Pour les autres, il y a encore beaucoup de travail à faire… il montre l’exemple.

Dans ce cas comme dans bien d’autres, ce qui est le plus troublant, est l’aveuglement de son électorat. Certes, Sarkozy a baissé dans les sondages mais ce dernier sait que les électeurs ont la mémoire courte et l’opinion volage… J’ai même été dérangé, à l’époque, de voir à quelle vitesse la presse comme son électorat a pu se retourner contre lui. Depuis, de l’eau est passée sous les ponts.

Nous pouvons constater, discours filmé à l’appui, qu’il dit une chose, et en fait une autre.

Des exemples de contradictions entre son discours et ses actes, nous pouvons en relever des tonnes. Mais Sarkozy, et on ne peut que le reconnaître, est très fort en termes de stratégie politicienne et pour manipuler l’opinion. C’est un vrai dirigeant populiste. Et là exactement, réside le danger. Qui croit réellement qu’il fasse passer le bien de la France avant ses propres intérêts, qui imagine qu’une abnégation guide ses pas, qui encore, oserait dire qu’il n’est pas obnubilé  par le pouvoir et le besoin de se mettre en avant. Il révèle une faille psychologique que même un apprenti psychologue pourrait définir, de quoi séparer deux continents… Il est dans la même veine politico sociale que Berlusconi et, connaît, en moins puissant, un même processus d’adhésion incompréhensible.

Le déclencheur de ce billet d’humeur est son dernier discours. Autant dire que ce qui me sidère est qu’il y ait encore des personnes à croire en ses bonnes intentions. Sarkozy nage dans le bonheur. La crise, il l’a dit directement ou indirectement à plusieurs reprises, est pour lui du pain béni. Il ne pouvait rêver mieux, sinon une guerre peut-être (G. W Bush en avait tiré son parti). Il peut ainsi renforcer son pouvoir et son influence en le justifiant par une situation exceptionnelle. Ce qui est « amusant », c’est qu’il avoue aujourd’hui s’être mépris sur les valeurs politiques auxquelles il adhérait et pour lesquelles il a été élu. Il trouve néanmoins le moyen de mettre tout le monde dans le même panier. Il généralise ses erreurs pour ne pas à avoir à les assumer. Il oublie que des courants alternatifs ont, depuis toujours, proposés d’abandonner le système économique libéral qui est le sien. Personnellement, combien de fois ai-je pu entendre l’écueil suivant « le système actuel (le capitalisme) est le meilleur, la preuve en est, il domine et guide l’humanité (…). De toute façon, il n’y en a pas d’autre ! ». A croire que l’homme avait atteint le summum de son évolution et les limites de son imagination. 

Mais non seulement cette débandade ne le démonte pas mais aujourd’hui, Sarkozy appelle à une révolution des pensées ! Il estime donc avoir la bonne parole et devoir la transmettre tel un messie… Mais rassurez vous, vous ne devrez pas vous faire lobotomiser afin de vous formatez à son modèle unique. Il faut traduire cela par d’autres changements lui apportant encore plus de pouvoir et encore plus de main mise sur notre société. Quel besoin aura-t-il d’avoir notre adhésion totale quand les recours en opposition seront neutralisés (Vous remarquerez que le travail est déjà bien entamé, donc certes, mon mot arrive après la bataille).

Le changement de mentalité se fait qu’il le veuille ou non, mais pas forcément d’une manière qui le conforte dans sa position. Il prend donc ses devants. Si vous trouvez cette analyse paranoïaque, regardez ce qui c’est fait en deux ans de présidence. Vous verrez que les changements concrets ne concernent nullement, et loin de là, des améliorations des conditions de vie (sinon, encore une fois, la sienne et celle de ses « proches » aux poches déjà pleines). Tout ce qui a été réellement développé concerne des points qui renforcent son statut de président, qui protègent ses arrières et enfin qui préparent « son » futur. Que ceux qui ont des exemples contraires autres que des pis-aller (prime à la casse, 150 euro au ménage défavorisés,…) me donnent des exemples et des témoignages de ceux qui en ont profité. Aucun bouleversement pour ce qui est des aspects sociaux malgré des discours qui s’appuient toujours sur des notions d’égalité et de justice.

Dans ce dernier discours, il donne les grandes lignes de sa politique mais, comme tous les communicants le savent, ce qui est aussi important, sinon plus, que le fond, c’est la forme. Il s’est assuré une écoute dans un cadre prestigieux dans des conditions extraordinaires puisque historiques, ensuite, il n’avait plus qu’à mettre son talent de plaideur en avant.

La plupart de ceux qui adhèrent à son discours se laisse embarquer par son énergie et sa force de conviction indiscutable. La plupart, au même titre que Sarkozy, pensent à leurs propres intérêts. On adhère par sécurité. On veut être rassuré, caressé dans le sens du poil quitte à perdre un peu plus, à chaque fois, en liberté. On entend ce que l’on veut entendre. L’état n’est plus le garant d’une égalité, d’une fraternité ou d’une justice mais d’une force de sécurité, d’une protection imaginaire… Nous devrions faire la révolution dans nos pensées mais ce qui pousse à croire en Sarkozy sont les valeurs mêmes qui ont mis en faillite la société actuelle : protéger ses biens, conserver des pseudo valeurs, libérer l’économie… Le sens de la modernité et du progrès doit avoir une définition particulière pour eux. 

Cette schizophrénie est flagrante et pourtant, elle est acceptée !

Aujourd’hui, la droite Sarkozyste appelle à l’unité nationale, et place ainsi ceux qui n’adhèrent pas à leur vision du monde comme des irresponsables, des personnes qui seraient, en cas d’échec, les responsables idéaux… De même, il est plus que probable que l’emprunt évoqué par Sarkozy soit fait auprès des français ce qui, politiquement et tactiquement (socialement c’est beaucoup moins sûr), est très fort. S’il obtient le crédit suffisant, les français marquent une adhésion totale à sa politique et, il devient légitime pour mener sa guerre personnelle. S’il ne l’obtient pas, il se place en victime et trouve, par là, des coupables idéaux à l’échec (nous-même) de sa politique. Quoi qu’il en soit il rebondit et finira pas faire ce qu’il veut comme à chaque fois.

Je m’arrêterai là. Je ne suis pas politologue et je n’ai pas la prétention ni la volonté de l’être. Pourtant, ce mensonge soutenu collectivement a tendance à me déconcerter. Un aveuglement consenti tant  que son intérêt reste visible. De plus, je ne mets pas Sarkozy en balance avec un autre courrant politique. Le débat n’est pas là. Nous avons un président rongé par les ambitions et qui est prêt à tout pour marquer son histoire et celle de la France. Sincèrement, un peu de sagesse nous serait bien utile. Je rêve d’un président qui s’efface pour laisser place à l’efficacité et au vrai travail hors champs et sans maquillage… S’agiter et briller ne fait pas avancer. Hélas, il est probable que l’homme le plus à propos pour devenir un président digne de ce nom (qui reste à découvrir) ne soit, par définition, pas attiré par cette fonction car dénué d’ambitions personnelles…  

Par L'effetlent - Publié dans : réflexions
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 3 juin 2009
Pour finir sur cette balade "romanesque", ce corps à corps, voici quelques clichés (dans tous les sens du terme...) du périple. Un ville d'art ? aucun doute ! Vous reconnaîtrez certaines oeuvres (croisées au Vatican) qui n'ont rien d'italien mais qui traitent également du corps...

image pieuse et charnelle...
 
un paysage, corps de Rome, si remarquable...

La peau craquelée des immeubles romains... une patine souvent copiée rarement égalée.

Empereur ou non, combien ont perdu leur NEZ.

après quelques clichés...

dont les plus inévitables...




après l'austérité...

un sourire !

le Minautore est un apollon !



Une ville d'eau et de reflets, qui dit culte du corps dit miroir... (c'est moi dans la boule de Dali !)


le corps rigide ou torturé.

corps de femmes ?

pouvait-on finir sur ce corps à corps sans en revenir aux origines ? :)
(toutes les photos et bien d'autres sont sur l'album "Rome")
 
Par L'effetlent - Publié dans : visuels - Communauté : blog artiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 1 juin 2009
Voici quelques autres images de Rome et ses alentours...

 
Par L'effetlent - Publié dans : visuels
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 28 mai 2009

Ils y mènent tous paraît-il… Mon chemin a effectivement croisé Rome Il y a (déjà) un mois de cela.

Un voyage riche en corps à corps. Sur ces terres, où fleurissent les basiliques comme les restaurants sur les côtes touristiques, l’art du sacré y est omniprésent. N’est-ce pas là où siège le Pape lui-même ?

Et pourtant, ce n’est pas la spiritualité qui m’a frappée. J’ai plutôt été frappé de voir autant de richesses artistiques (et donc preuve malgré tout d’une certaine spiritualité), autant de lieux de culte sans pour autant ressentir d’ambiance propice au recueillement ou à la « méditation ». La richesse des lieux vous happe et n’a laissé, chez moi, que peu de place à une quelconque sensation « religieuse »…

Cela ne veut pas dire que ce voyage ne m’ai pas plu, bien au contraire. A dire vrai, je n’ai pas été surpris de ne pas y trouver cette sérénité propre à certains lieux. Pour faire simple, certaines chapelles bretonnes (par exemple) portent, sans beaucoup de mal, plus de connections dites religieuses que les plus belles basiliques Romaine, ce qui était, à mon sens, prévisible.

Ce dont j’ai pris conscience, et qui m’a vraiment plus, c’est ce rapport au corps. Tout dans les œuvres de cette ville parle du corps de l’homme et de la femme. De l’Antiquité à nos jours, d’une villa en ruine à un lieux saints - là même où officie un pape qui se veut si chaste - les fresques sont  chargées de corps dénudés aux proportions et aux courbes parfaites.

Que ce soit en sculpture ou en peinture, la représentation du corps humain reste un sujet favori. Lors de cette épopée touristique, j’ai doucement réalisé que pour les quelques peintures ou dessins que j’avais abouti, ce travail sur les courbes et la tension d’un corps était au cœur de mes préoccupations. Il y a un réel plaisir à dessiner les lignes d’une musculature (même caricaturer comme sur les comics américains), ou encore ce jeu de tension du gros orteil au sommet du crâne.

Appareil photo en main, chaque représentation humaine, et particulièrement sculptée, devenait un modèle à photographier… Et nous en croisons beaucoup dans cette ville de Rome, et pas des moindres ! Ce fût donc avidement que je saisissais ses modelés et ses courbes.

Il est tout de même amusant de trouver cette tensions si terrestres qu’est la sensualité en plein cœur du Vatican. Peut-être ai-je une vision tronquée de la religion catholique mais le discours porté par leurs propres murs semble plus ouvert que celui qu’elle offre actuellement. Est-ce simplement la force et le talent d’artistes comme Raphaël ou Michel-Ange qui ont permis ces scènes ou est-ce une époque de liberté artistique particulière au sein des églises romaines ? Quand on pense que pour les musulmans toute figuration d’être vivant peut être interdite, l’enjeu de cette liberté serait peut-être à définir ?

La religion transversale qui unit probablement le plus de croyants actuellement, et qui abat certaines frontières, est celle du corps, nous parlons très justement du «culte du corps ». Nous sommes une majorité, quelles que soient la classe sociale et la culture à nous soucier d’un corps que l’on souhaiterait plus harmonieux et surtout, proche d’un idéal. Ce dernier n’est pas très loin des sculptures grecques ou romaines… (du moins pour les hommes, les proportions pour les femmes peuvent faire parfois peur J sauf si elles fantasment sur le fait d’avoir des épaules de déménageur…). Cette « icône religieuse » qu’est le corps « parfait » est si puissante, qu’elle est utilisée à foison dans notre iconographie moderne. Magazine, publicité, cinéma… Tout y passe. L’église romaine avait-elle comprise cette force commerciale pour « vendre » sa foi ?

Malgré tout, le serpent se mord la queue. D’un côté nous avons la vision chérie d’un corps parfait qui évoque la santé, la force, la jeunesse (…) soit l’image d’une liberté.  Il s'agit de la liberté d’agir, de se projeter, de séduire… Et de l’autre l’usage de ce fantasme pour orienter nos choix, faire naître des complexes, cataloguer les personnes en fonction de normes ; bref ce qui ressemblerait plus une perte de liberté. Le désir de liberté nous prive de liberté…

En souvenir de ce très beau voyage, quelques corps qui se sont offerts à mon objectif… (une première série)

Par L'effetlent - Publié dans : visuels - Communauté : blog artiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 29 mars 2009

Exercice classique certes, mais qui ne peut rester qu’un plaisir à pratiquer, le contre-jour et qui plus est, en pleine campagne.

Voici donc un peu d’air frais pour ceux qui ne respirent que les gaz de la ville (gaz de luxe vu le prix de vente).

Pour ceux qui ne manque pas de campagne et donc d’air, une simple promenade aux heures les plus belles, quand le soleil rencontre la cime des arbres. Il faut être soit matinal, soit prendre le risque de rentrer à la lampe torche.

Ce chemin, je le connais bien, très bien. C’est celui que je parcours lors de mes sorties, habillé comme une reine de la gym tonique : pantalon moulant, chaussures sur coussin d’air et petit haut avec de jolies bandes fluos… Autant dire que nous sommes accoutrés et adaptés à la campagne - nous les joggers - comme des boules à facettes accrochées dans un intérieur traditionnel japonais.

Ce jours-là, c’est avec une tenue plus sobre et sur un vélo que j’ai tenté d’apprivoiser les lumières contrastées.

Photographier ce que l’on connaît bien est un exercice difficile. Le faire en plus sur un thème déjà bien exploré, peut paraître aussi appétissant qu’un vieux chewing-gum… En réalité, c’est exactement là que l’exercice devient intéressant.

Je suis béat devant certaines lumières, celle qui tombe sur une herbe grasse par exemple, ou celle que filtre quelques branchages. Je sais, il ne me faut pas grand-chose. Mais, je trouve que l’on a pas fait mieux. Et j’ai beau chercher dans pas mal d’œuvres, je ne le trouve pas, ou différemment. Il ne s’agit pas tant de la beauté de l’image en soit, mais du sentiment qu’il m’inspire.

Cette lumière que tout photographe cherche à enfermer quand elle devient si palpable, qu’une masse semble peser sur ce qu’elle enveloppe. Je ne suis qu’un novice en photo, je le sais, mais en « regardeur » de lumière, j’ai une expérience bien plus grande ! Je ne m’en lasse pas.

Voici donc simplement, à travers ces quelques clichés, ce qui souvent, lors de mes joggings, devient une source d’inspiration et de respiration. (odeur de sous-bois et de pollens variés nous accompagnent…)
           

Par L'effetlent - Publié dans : visuels - Communauté : l'assommoir de l'art
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Catégories

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés